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  • Colette Vanderzippe

Les chemins tortueux de l’orgasme féminin.

Mis à jour : oct. 5




Toutes les femmes ne sont pas égales devant l’orgasme.

Côté face, deux Françaises sur trois ont facilement des orgasmes, et cela avec des stimulations variées: pénétration associée à des caresses du clitoris (77%), auto-masturbation (70%), masturbation par le/la partenaire (68%), cunnilingus (65%), pénétration seule (65%)…


Côté pile, la moitié des Françaises ont parfois des difficultés à atteindre l’orgasme et une sur quatre n’en a pas eu lors de son dernier rapport sexuel, alors que ce n’était le cas que de 6% de leurs partenaires.

Une sexualité trop centrée sur la pénétration est souvent avancée parmi les explications, mais cette vision technique passe peut-être à côté de l’essentiel. C’est en tout cas ce qui ressort des études nationales réalisées en Finlande, pays réputé pour son souci de l’égalité hommes femmes.


Trop préoccupées pour jouir.

Le Pr Osmo Kontula, qui étudie la sexualité de ses concitoyens depuis plus d’un quart de siècle, vient de présenter l’explication de «la tendance au déclin» de la satisfaction sexuelle et orgasmique des Finlandaises depuis le début de ce millénaire, lors du congrès annuel de la Society for the Scientific Study of Sexuality, à Denver (Colorado).

La principale explication, rapportée par la moitié des femmes qui rencontrent ces difficultés, est qu’elles n’arrivent pas à se détendre psychologiquement pour savourer le plaisir du moment. Le fait d’être préoccupé, de ne pas parvenir à se débarrasser de pensées intrusives ou négatives, la difficulté à être pleinement présent dans l’instant sont en effet souvent évoqués par les femmes qui ont des difficultés à jouir.


L’orgasme passe par l’estime de soi.

Vient ensuite le manque d’estime de soi.

Celle-ci peut-être compliquée par des complexes physiques.

Ce n’est pas un hasard si dans le sondage précité, la moitié des femmes moyennement satisfaite de leur physique avaient souvent des difficultés à orgasmer, alors que ça n’était le cas que de 17% de celles qui étaient pleinement satisfaites.

Mais le manque d’estime de soi peut être plus général, au-delà de la sexualité.

Sont aussi cités les effets indésirables des médicaments, le manque de stimulation clitoridienne et des difficultés relationnelles avec le partenaire. L’enquête souligne l’importance d’une approche globale pour lever les différents points de blocage potentiel.

*Sondage IFOP pour CAM4 réalisé en novembre 2015 auprès d’un échantillon représentatif de la population féminine âgée de 18 ans et plus en France (1003 femmes) et dans 7 autres pays.





La sexologue américaine Carol Rinkleib Ellison a recensé les méthodes les plus utilisées par les femmes pour avoir plus facilement un orgasme.

’orgasme est facultatif...mais ne pas y parvenir alors qu’on le désire peut être troublant. C’est aussi un problème presque exclusivement féminin. Une étude de l’université de Valparaiso (Indiana, États-Unis) montre notamment l’importance de se débarrasser de son anxiété pour faciliter l’orgasme. Ce qui suppose aussi de détourner son attention de la notion de «performance sexuelle» pour s’adonner plutôt aux joies du «good enough sex».

Toutefois, pour les femmes qui souhaitent avoir un orgasme et ont du mal à y parvenir, ceci ne suffit pas toujours. L’orgasme étant une expérience à la fois sensorielle, cognitive et affective, il est souvent possible d’agir à plusieurs niveaux différents pour le faciliter.



«Est-ce que j’aime ce qui se passe en ce moment?»


Sur le plan sensoriel, la femme doit recevoir les stimulations qui lui plaisent et augmentent son excitation. Les sexologues recommandent parfois une solution technique: adopter un vibromasseur adapté à ses goûts, pour l’utiliser en solo et éventuellement en duo.

Au-delà de la technique, c’est aussi dans la tête que les choses se passent. «Est-ce que j’aime ce qui se passe à ce moment précis?», devrait être la question à se poser selon la psychologue et sexologue américaine Carol Rinkleib Ellison, qui a mené une vaste enquête auprès de plus de 2600 femmes âgées entre 18 et 90 ans. «Si la réponse est non», ajoute-t-elle, «demandez-vous: que dois-je changer - ou demander à mon partenaire de changer - pour que cela me plaise? Ou alors: est-ce que je veux arrêter?».

La sexologue a également demandé aux femmes de révéler les méthodes qu’elles utilisaient pour faciliter leur orgasme. Voilà leurs 10 techniques favorites.


1- Je positionne mon corps pour plus de sensations et d’excitation.


En pratique, l’immense majorité des femmes interrogées par Carol Rinkleib Ellison disent «positionner leur corps pour optimiser les sensations».

Ce qui signifie d’une part, adopter la position du corps la plus confortable, agréable ou excitante pour soi, mais aussi d’autre part pour pouvoir être caressée de la façon souhaitée par le partenaire et/ou soi-même.

La stimulation du clitoris est indispensable pour deux femmes sur trois lorsqu’elles veulent orgasmer (le verbe a été inventé par la féministe Shere Hite pour insister sur le rôle actif que doit prendre la femme).



2- Focaliser son attention sur ses sensations physiques.


Oubliez vos craintes et vos complexes et laissez votre partenaire s’occuper de

SON excitation. Focalisez-vous sur la vôtre. Bref, soyez un peu égoïste.

Ne vous inquiétez pas, la montée de votre plaisir ne manquera pas de l’exciter, comme c’est le cas lorsque vous le voyez décoller (voir le septième conseil).

Sans compter que se concentrer sur ses sensations physiques permet de désamorcer les blocages psychologiques (anxiété, autocritique, jugement, etc.). En 2017, une étude menée par des chercheurs canadiens et allemands concluait que «les interventions basées sur la pleine conscience qui encouragent les


femmes à se focaliser sur leurs sensations physiques excitantes peuvent augmenter la fonction sexuelle des femmes».




3- Contracter et décontracter ses muscles périnéaux.


La contraction volontaire des muscles périnéaux peut augmenter l’afflux de sang dans le clitoris.

Trois femmes sur quatre contractent volontairement leurs fessiers et leurs muscles périnéaux (du vagin à l’anus) à l’approche de l’orgasme pour accroître leurs sensations.


4- Bouger au rythme de son partenaire.


La quatrième technique, à laquelle ont également recours trois femmes sur quatre, est de «synchroniser ses mouvements sur ceux de son partenaire».

C’est à la fois une façon de le «suivre» et le signe que vous êtes tout aussi active que lui.


5- Lui dire ce que vous voulez.


Les femmes orgasmiques, du moins trois sur quatre, n’hésitent pas à dire ce dont elles ont envie. Ne soyez pas timide, dites-vous plutôt qu’il y a des chances qu’il accueille vos suggestions avec enthousiasme.


6- Je me mets préalablement en condition.


Le cerveau érotique ne démarre pas à froid! Il faut quelques préliminaires pour se mettre en «mode sexe». Ne serait-ce qu’anticiper mentalement le rendez-vous à venir. Car plus on va partir de haut en termes d’excitation au début de l’acte, plus l’atteinte du seuil orgasmique sera facile.

Ce qui est particulièrement utile si le rapport est bref.

Il faut donc savoir se créer une sorte de sas, sensuelle, érotique ou romantique avant même d’attaquer les festivités. L’objectif est de faire monter progressivement l’excitation pour franchir le seuil du plaisir puis celui de l’orgasme.




7- Se concentrer sur son propre plaisir.


Pour beaucoup de femmes, le partage du plaisir est précisément ce qui fait la

différence entre la relation sexuelle et la masturbation.

Plus prosaïquement c’est aussi un moyen facile de booster son excitation que de se nourrir du

plaisir de son partenaire.



8- Penser à ses sentiments pour lui.


Si pour certaines, invoquer les sentiments ne sont pas indispensables dans la sexualité, on trouve tout de même deux femmes sur trois qui intensifient ainsi leur plaisir jusqu’à orgasmer.

À l’inverse, la présence de sentiments négatifs envers le partenaire peut parfois expliquer le blocage orgasmique.

Un point à travailler avec un sexologue ou un psy.


9- Fantasmer pendant l’acte.


Une femme sur deux n’hésite pas à activer son petit cinéma intime pour booster son excitation, sans pour autant le dire à son partenaire.

À ce titre, le cerveau est bien une zone érogène.

Pour accroître son excitation, une femme sur trois partage même son fantasme avec son partenaire.


10- Le regarder dans les yeux.


Les yeux dans les yeux, une pratique qui intensifie l’échange surtout lorsque l’orgasme est proche.

Une façon aussi d’associer le romantisme à l’intensité des sensations. Le regard fait entrer les amants dans le jeu de l’effet miroir.





Source: https://sante.lefigaro.fr

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