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  • Colette Vanderzippe

Sexe : le lien entre le corps et le cerveau enfin expliqué.



Un chercher américain a découvert la façon dont le rythme sexuel influence à la fois le corps et l’esprit pendant un rapport.


Le sexe et la musique ont un point un commun : le rythme.


Et le rythme est tellement puissant qu’il peut nous faire atteindre un état de conscience second, proche d’une transe.

C’est le chercheur Adam Safron, du Weinberg College of Arts and Science, aux Etats-Unis, qui a fait cette découverte.

Dans la revue Socioaffective Neuroscience and Psychology, il explique avoir concentré ses recherches sur l’effet des orgasmes sur le cerveau.

Il a ainsi découvert que le rythme sexuel du corps influence le rythme du cerveau.

"Le sexe est une source de sensations de plaisir et de connexion émotionnelle, mais au delà de tout ça, c’est un état de conscience altéré", explique l’auteur de l’étude.

Le rapport sexuel n’est pas qu’un acte physique, mais également mental.

Quand la stimulation est assez longue et intense, le cerveau est autant impliqué que le corps.

D’ailleurs, au cours de ses recherches, Adam Safron a trouvé beaucoup de points en commun entre le lâcher prise de la musique, de la danse et du sexe.


Trouver le bon rythme.

Le chercheur espère que cette découverte permettra de modifier notre vision du sexe en prenant compte du fait que, si on arrive à atteindre l’état de transe, la connexion émotionnelle et le plaisir seront démultipliés.

Pour y parvenir, vous pouvez prêter attention aux battements de votre cœur, à votre respiration, au rythme du rapport et, si vous le souhaitez, répétez ce rythme dans votre tête.

Se concentrer sur des sons répétitifs aide à tomber dans un état de conscience altéré.

Et le sexe change de dimension.


Neuroscience.

Le désir sexuel humain peut se lire dans le cerveau : il se traduit par l'activation ou l'inactivation de zones qui sont globalement les mêmes quels que soient le sexe ou l'orientation sexuelle des personnes concernées, selon le chercheur Serge Stoléru.


Tous les humains réagissent de la même façon. La seule chose qui change sont les stimulis visuels qui provoquent ces réactions qui n'interviennent pas toutes en même temps: photos érotiques de personnes du sexe opposé ou du même sexe, selon les goûts.


Observation en temps réel.

"Même s'il peut y avoir des variations d'une personne à l'autre, on retrouve les mêmes grandes lignes" le docteur Stoléru, qui dirige au sein de l'Inserm le seul groupe de recherche consacré au désir sexuel en France.

Ses travaux ont été grandement facilités ces quinze dernières années par les progrès de la neuro-imagerie, avec des techniques telles que la tomographie ou l'IRM fonctionnelle (imagerie par résonance magnétique) qui permettent d'obtenir des vues en 3D de l'activité du cerveau.

"On ne peut pas montrer une pulsion mais on peut voir les modifications qui se passent dans le cerveau au moment de l'excitation", explique le psychiatre, un des spécialistes participant à la semaine du cerveau .


Plusieurs zones stimulées.

Mais le désir sexuel n'est pas une entité homogène, il fait intervenir diverses composantes telles que l'aspect cognitif, mais également l'émotion et la motivation et les réactions physiques, qui sont associées chacune à l'activation de plusieurs régions spécifiques du cerveau.

Lorsqu'une image érotique est présentée, c'est ainsi le cortex orbito-frontal, au-dessus de l'oeil, qui s'active.

Il en va de même pour l'imagination des gestes érotiques qui est associée à l'activation d'autres régions des lobes frontaux.

L'émotion sexuelle passe en revanche par les deux amygdales, des parties du cerveau qui nous permettent de ressentir ou de percevoir des émotions.

Au-delà des régions du cerveau qui s'animent, le chercheur a également observé des zones - comme certaines parties des lobes temporaux et du cortex frontal - qui s'éteignent sous l'effet de stimuli érotiques et se rallument ensuite.



Des zones allumées ou éteintes.

Constamment éteintes, ces régions entretiennent l'excitation sexuelle, ce qui se produit dans certaines pathologies, comme des tumeurs du lobe temporal ou lors d'une épilepsie démarrant dans ces zones. On assiste alors à des phénomènes d'hyper-sexualité, comme celui d'orgasmes spontanés.

A l'inverse, lorsqu'elles sont constamment activées, ces zones entraînent une forte diminution ou une absence de désir sexuel.

Les chercheurs sur ce sujet restent peu nombreux à travers le monde, avec des équipes qui travaillent notamment en Allemagne, aux Etats-Unis, aux Pays-Bas, au Canada, en Chine et en Corée du sud, en plus de l'équipe de monsieur Stoléru.




Faire du sport est bon pour votre cerveau, entretenez-le!




Source: santemagazine.fr

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